Tout est clairement dit 
La lumière et la main 

La main pétrit à tâtons
La lumière révèle
Du néant

Têtes ouvertes 
Par la bouche fossilisée
Encore elles ! 

Jouissance ou effroi
Depuis les limbes
On les entend gémir 

Prise en main
D’une armée sans corps
Difforme hagarde perdue 

Prise en vue 
Des visages tremblants de gris
Prenant corps et vie  

La lumière et la main
Tentant d’épuiser
Un dernier souffle  

Maxime Barbier
Poème en haïku, Paris le 23 juin 2026